Kyoto Bordel

Publié le par libertus


Les pays qui ont ratifié le Protocole de Kyoto peinaient à s'entendre sur de possibles réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012, vendredi après-midi à l'issue d'une semaine de travaux difficiles à Vienne sous l'égide de l'ONU.

Yvo de Boer, responsable de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC), a indiqué à la mi-journée à la presse que les 175 Etats présents tentaient toujours de parvenir à "une solution d'ensemble".

Il s'est dit cependant "confiant qu'une solution serait trouvée", en se félicitant d'échanges francs et fructueux depuis lundi dans la capitale autrichienne.

Mais d'autres sources, constatant un blocage, estimaient qu'il pourrait ne pas y avoir de texte d'accord final d'ici vendredi soir.

Un millier d'experts publics et privés sont réunis dans la capitale autrichienne à l'invitation de l'UNFCCC pour y définir les engagements contre le changement climatique après 2012, date d'expiration du protocole de Kyoto. Ils étaient chargés de préparer la conférence des 191 Etats membres de l'UNFCCC du 3 au 14 décembre à Bali (Indonésie) pour y définir les suites à donner au protocole de Kyoto.

L'enjeu vendredi était de fixer ou non un objectif de baisse des d'émissions de 25 à 40% d'ici 2020 pour les pays industrialisés, comme le propose l'Union européenne.

Un tel objectif est conforme aux recommandations des scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, afin de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à 2 degrés centigrades.

"Aller en deçà de 25 à 40% d'ici 2020 serait totalement inacceptable", a affirmé un représentant de l'association Greenpeace, Red Constantino.

Mais cinq pays - le Japon, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Russie - ont demandé une fourchette plus ouverte, ce qui a provoqué la colère d'organisations non-gouvernementales.

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