Méfiez vous des colorants,conservateurs et autres additifs

Publié le par libertus


Additifs alimentaires : hyperactivité favorisée ?

 

L’université britannique de Southampton a présenté ses travaux de recherche dans la revue hebdomadaire médicale The Lancet. Selon les auteurs de l’étude dirigée par Jim Stevenson, l’hyperactivité chez les jeunes enfants pourraient être favorisée par certains additifs et colorants alimentaires : «Si l’utilisation des colorants artificiels peut paraître superficielle, celle du benzoate de sodium ne l’est pas, puisqu’elle a une fonction de conservation».

Les E... et autres pourraient bien être à l’origine de troubles du comportement chez les enfants se traduisant par une suractivité, un manque de concentration,

Et ces composés se retrouvent fréquemment dans les produits destinés aux enfants puisque le benzoate de sodium se retrouve dans les jus de fruits et les confitures. Selon Joseph Arul, professeur de science et technologie des aliments à l’Université Laval : «Pour ce qui est des colorants, nous savions déjà que certains pouvaient avoir des effets sur l’hyperactivité»

Toutefois, les conclusions de l’étude précisent que ces effets sont notables sur des enfants déjà hyperactifs ; il s’agirait donc uniquement d’un phénomène d’accentuation de l’hyperactivité.

L’échantillon représentatif, constitué d’enfants de 3, 8 et 9 ans, a consommé dans le cadre de l’étude, des boissons contenant des colorants et du benzoate de sodium. Toutefois, selon Joseph Arul, «Il faudra voir ce qui a provoqué la réaction. Les colorants, le sodium ou le mélange des deux.». L’évaluation de ces additifs alimentaires a été réalisée « en double aveugle contre placebo », selon Jim Stevenson .

Selon les auteurs, la méthode a été « conçue pour mesurer les différences individuelles d’hyperactivité à partir de différentes sources (enseignant, appréciation des parents, observation directe et test informatisé) et couvrir les composants de l’hyperactivité ».

Bien que le lien entre colorant et hyperactivité ait été établi, les produits contenant ces substances sont qualifiés de sécuritaires de sécuritaires et donc toujours sur le marché.

En effet, e pédiatre américain Ben Feingold avait pointé du doigt l’impact des additifs alimentaires sur le comportement juvénile.

Le docteur Eric Konofal du service de psychopathologie de l’enfant à l’hôpital Robert Debré à Paris, précise que « depuis nombre d’années, des soupçons existent sur l’acide benzoïque . » et qu’ « il faudrait les étayer avec des doses plus élevées et des études chez l’animal ». « L’acide benzoïque pourrait intervenir indirectement en perturbant la production d’acides aminés essentiels et les mécanismes dopaminergiques »

Bémol à cette étude : l’E211 ou acide benzoïque et autres composants peuvent impacter différemment les enfants selon leurs réactions aux additifs alimentaires. Additifs alimentaires : hyperactivité favorisée ?

 


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