GES: le Canada arrache une modeste entente

Publié le par libertus


GES: le Canada arrache une modeste entente

Stephen Harper a salué Hu Jintao avant son départ du sommet de l'APEC. (Photo PC)
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Stephen Harper a salué Hu Jintao avant son départ du sommet de l'APEC.
Photo PC

Joël-Denis Bellavance

La Presse

Sydney, Australie

Le Canada a tordu des bras, bien des bras hier pour convaincre les autres pays membres de l’APEC de signer une déclaration commune sur la nécessité de réduire les gaz à effet de serre.

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Dans son offensive, le Canada avait un allié : le Japon. Ensemble, ils ont réussi à persuader à la fois les pays riches réfractaires au protocole de Kyoto, comme les États-Unis et l’Australie, et des pays émergents pollueurs comme la Chine, qui ne sont pas soumis à des objectifs précis, d’accepter l’idée que tous les pays doivent atteindre une cible.

À cet égard, le rôle du Canada et du Japon a d’ailleurs été salué dans la déclaration finale sur les changements climatiques, un geste rare à l’APEC.

«Le Canada a joué un rôle majeur dans les négociations pour obtenir cette déclaration. À un point tel que tous les leaders ont explicitement reconnu le rôle joué par le Canada et le Japon dans ces négociations. Il est rare qu’un pays soit expressément reconnu et louangé dans un tel document», a affirmé hier soir un haut fonctionnaire canadien sous le couvert de l’anonymat.

Les résultats de ces négociations demeurent toutefois modestes. Les leaders des 21 pays membres de l’APEC se sont entendus pour dire qu’ils doivent «aspirer» à réduire les gaz à effet de serre. Ils ont toutefois évité de s’imposer un calendrier et une cible contraignante.

Le Canada et le Japon, qui se sont formellement engagés à réduire leurs émissions d’au moins la moitié d’ici à 2050 (de 60 à 70 % dans le cas du Canada), ont tout fait pour que les 19 autres pays adoptent le même objectif, mais sans succès. «Le fossé était tout simplement impossible à combler», a affirmé le haut fonctionnaire canadien.

Les leaders de l’APEC se sont tout de même donné d’autres objectifs précis. Ainsi, ils ont convenu de réduire d’au moins 25 % leur consommation énergétique d’ici à 2030 pour la région. Ils ont aussi accepté d’accroître d’au moins 20 millions d’hectares la superficie des forêts dans les pays d’Asie-Pacifique d’ici à 2020. Ces deux mesures, croit-on, contribueront à ralentir le réchauffement de la planète.

«Il y avait beaucoup de résistance de la part de certains pays mais, avec quelques autres pays, nous avons fait preuve de fermeté et ces objectifs sont maintenant incorporés dans la déclaration», a affirmé le haut fonctionnaire canadien.

Dans la déclaration, les leaders ont reconnu qu’il faut un effort concerté de tous les pays, riches et pauvres, pour lutter contre les changements climatiques. Ils précisent toutefois qu’il faut aussi être équitable et respecter les conditions économiques et sociales de chaque pays. En somme, il ne peut y avoir de solution unique.

Selon ce que La Presse a appris hier soir, le premier ministre Stephen Harper était prêt à refuser de signer la déclaration si les pays émergents, comme la Chine, et les pays riches comme les États-Unis et l’Australie s’entêtaient à nier la nécessité d’imposer un jour des cibles.

Durant toute la rencontre d’hier, M. Harper a d’ailleurs multiplié les apartés pour convaincre les dirigeants les plus réticents. Durant l’heure du dîner, il était assis à côté du président chinois Hu, Jintao, avec qui il a eu plusieurs échanges.

Dans la déclaration finale, les leaders ont aussi réaffirmé que les Nations unies doivent continuer d’être le forum principal des négociations sur les changements climatiques, comme le réclamait la Chine. Selon un haut fonctionnaire, les pays émergents n’ont jamais reconnu qu’il doit y avoir des cibles et qu’ils doivent aussi réduire leurs émissions.

L’hôte du sommet, le premier ministre de l’Australie, John Howard, a affirmé que la déclaration de Sydney sur le climat constitue un pas important dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

«Cette déclaration transcende certaines divisions internationales. C’est le premier sommet qui comprend la signature des États-Unis et de la Chine», a dit M. Howard, le seul leader à prendre la parole hier.

Groupes écologistes

Les groupes écologistes ont immédiatement dénoncé la déclaration.

«La déclaration de Sydney n’est rien de plus qu’une distraction qui évite de prendre des mesures concrètes contre les changements climatiques», a dit Catherine Fitzpatrick, du groupe Greenpeace.

Les groupes écologistes canadiens se sont aussi montrés peu impressionnés. «Devant la calamité environnementale qui nous attend, tout ce que nous avons, c’est de la mollesse politique», a affirmé John Bennett, le directeur de ClimateforChange.ca, dans un communiqué de presse.


 

Publié dans environnement

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Moa 09/09/2007 11:13

Hello ;-)

Bravo pour ton article, très documenté.

Bon dimanche, à bientôt...

libertus 10/09/2007 12:55

Merci mais c'est du simple copier-collé .euh .....soyons iconoclaste  vive le copier-coller lib